Je ne sais pas quoi te dire. On ne se connait pas Guillaume. Mais tu avais la passion au corps, avec toutes ses blessures.

La passion sans armures, comme un habit de verre brisé qui te heurtait en permanence. C'est ce qui faisait de toi un être à part, un vertige en mouvement, une vérité déchirée et passionnante. Tu n'étais même plus un comédien tellement tu étais ce que tu représentais.

Finalement cette vie t'aura brûlé du premier au dernier jour que tu l'as traversé. Jamais dans l'indifference, jamais dans le mou. Toujours dans le surplus de vie que tu essayais tant bien que mal de canaliser.

On ne se connaissait pas mais comme pour tous ceux qui pleureront ton départ ce soir, je voulais te dire que ton émotion me bouleversait. Et que j'aurais voulu pouvoir apaiser un peu ce feu qui t'a brûlé sans cesse. Sois bien maintenant...

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