l semblerait que je vous manque… Quelle merveille malgré mon silence tout relatif de sentir que certains s’inquiètent ou attendent des nouvelles, quelles qu’elles soient.Mais je n’ai pas pour habitude de monopoliser ni de remplir l’air qui m’entoure de paroles vides. Du moins j’essaye. J’adore et j’admire la propension et la facilité de certains à agiter l’espace de leurs rencontres avec des mots et des pensées qui ne sont destinées qu’à couvrir un vide effrayant. Cela me fascine souvent et j’avoue quelques fois les envier. Je m’y suis même essayé, mais rarement avec succès. Cela me demande une telle dose d’efforts que je préfère la circonspection. J’ai un fond extrêmement timide qui m’a fait demeurer pendant longtemps derrière ceux qui justement maniaient le bruit avec dextérité, jusqu’à ce que je découvre mon métier et l’arme qu’il pouvait m’offrir pour me combattre. Les mots et le bruit des autres, je pouvais l’épouser, l’interpréter, et devenir celui qui brille grâce à eux. Ca m’a été d’une aide profonde en beaucoup de situations bien que mes carences et mes peurs reprennent très vite le dessus. Comment être aussi brillant au dîner qui suit le spectacle où les gens vous ont admiré ? L’expérience et l’apprentissage venant j’ai pu trouver mes marques et ma personnalité au sein de mes propres mots, doucement parce qu’ils me ressemblaient finalement bien plus. Voilà je crois le secret de l’éducation et du travail personnel. S’aider du génie des autres pour se reconnaître et s’épanouir en nous même. Je me méfie toujours des gens qui sortent la citation comme une arme de guerre et qui ne finissent par converser qu’au travers des mots des autres. Ils prennent le masque de la culture sans avoir la force de se dire. C’est finalement très pauvre et je préfère les gens qui parlent avec leur cœur et leur tripes tout maladroits qu’ils soient plutôt que les beaux parleurs qui font si souvent illusion auprès des jeunes femmes fragiles. J’en ai souffert souvent et le succès leur a été plus rapide et plus profitable qu’à moi. Mais je crois que l’on fait comme l’on peut avec les armes dont on dispose et surtout en suivant sa vérité. J’ai profité de ces derniers jours pour m’éprouver à la vie encore et toujours. Aux sentiments et aux blessures que l’on porte tous. Je m’avance dés que l’on me laisse le temps et ces moments riches sont souvent douloureux. Ils ne méritent pas forcément le partage si ce n’est avec ceux qui sont capable de m’accompagner. Le tourbillon de R.I.S. s’est assoupi et la tempête du tournage va à nouveau souffler dés le mois d’avril. J’essaye de me ressourcer de tout pour affronter ce nouveau choc qui va s’étaler sur la longueur jusqu’à la fin de l’année puisque nous tournons une douzaine d’épisodes contre huit pour la première saison. J’aurais encore moins le temps de partager avec vous pendant cette période où toute vie (amicale, sociale, amoureuse) est entre parenthèse. Ne m’en voulez pas, je continuerai d’être présent et de vous lire. Pour ceux qui peuvent s’étonner de ma participation à certaines émissions promotionnelles, elles ne sont le fait que de ma seule volonté et curiosité. On m’invite et je fais ou pas. Je ne suis obligé à rien contractuellement (en tout cas on ne m’en parle pas), je le fais gracieusement et avec plaisir. C’est un monde que je découvre et où je ne me suis pour le moment pas encore abîmé. Je crois que l’on apporte ce que l’on est partout où l’on va tant que l’on ne se travestit pas soi même. Je ne jouerais pas le caméléon pour plaire à qui que ce soit et on peut faire les choses honnêtement et avec plaisir sans se compromettre si compromission il peut y avoir. La personnalité d’un être doit pouvoir transpirer partout et en toute occasion. Je m’y attache et si elle plait, aide, séduit, élève etc.. d’une façon ou d’une autre, alors tant mieux. Je ne suis pas responsable du jugement de chacun. Tant que je reste en accord avec moi-même. Je vous souhaite le meilleur. Jean-Pierre Michael

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